Marcheur, tapis aquatique et spa équin : la consommation électrique des équipements de récupération

Le marcheur, le tapis roulant aquatique et le spa à froid se sont installés dans les écuries de sport et les centres équestres les plus équipés. Ces outils de préparation et de récupération sont précieux pour les chevaux, mais ils modifient en profondeur le profil électrique d'une structure, souvent sans que personne ne s'en rende compte avant de recevoir la facture.

Pourquoi ces équipements changent la donne sur la facture

Un centre équestre classique consomme surtout de l'éclairage et de l'eau chaude. Les équipements de récupération introduisent deux nouveautés : des moteurs qui tournent longtemps, et des groupes froids ou des résistances qui appellent beaucoup de puissance d'un coup.

La conséquence est double. D'abord, le volume de kilowattheures augmente. Ensuite, et c'est souvent plus coûteux, la puissance appelée grimpe, ce qui peut obliger à revoir à la hausse la puissance souscrite du site.

Le marcheur : une consommation modeste mais quotidienne

Un marcheur à chevaux fonctionne avec un moteur électrique dont la puissance se situe généralement entre 1,5 et 4 kW selon le diamètre, le nombre de places et le type d'entraînement. Pris isolément, c'est peu.

Ce qui pèse, c'est la durée. Un marcheur utilisé six heures par jour, six jours sur sept, avec un moteur de 3 kW, représente de l'ordre de 5 600 kWh par an. À cela s'ajoute l'éclairage du marcheur couvert, qui fonctionne souvent en même temps.

Le tapis roulant aquatique : le vrai poste lourd

La filtration et le traitement de l'eau

Une pompe de filtration qui tourne en continu pour maintenir la qualité de l'eau consomme 24 heures sur 24, y compris les jours sans séance. C'est un poste dormant, invisible dans le planning, mais bien présent sur la facture.

La régulation de la température de l'eau

C'est le poste décisif. Maintenir un bassin à température de travail suppose soit un groupe froid, soit un système de chauffe, avec dans les deux cas une puissance appelée importante. Le volume d'eau à traiter et la qualité de l'isolation du bassin font varier la consommation du simple au double.

Le moteur du tapis

Le tapis lui-même reste modeste comparé au traitement de l'eau : il ne tourne que pendant les séances, soit quelques heures par semaine.

Le spa à froid et la cryothérapie

Un spa de cryothérapie repose sur un groupe frigorifique qui doit descendre puis maintenir l'eau à basse température. La consommation dépend surtout du nombre de séances et de la fréquence de remise en froid entre deux chevaux. Une utilisation groupée sur une demi-journée coûte nettement moins cher qu'une utilisation étalée du matin au soir.

Exemple chiffré : une écurie de sport équipée

Prenons une écurie de sport de 35 chevaux disposant d'un marcheur couvert, d'un tapis aquatique et d'un solarium, pour une consommation annuelle de l'ordre de 70 000 kWh.

Sur ce volume, un écart de 15 € par MWh entre le contrat en cours et la meilleure offre issue d'un appel d'offres représente environ 1 050 € par an sur la seule part fourniture. Si, en parallèle, l'installation du tapis aquatique a conduit à souscrire 72 kVA alors que 60 kVA suffisent, parce que le groupe froid et le solarium ne fonctionnent jamais simultanément, l'économie sur l'abonnement s'ajoute à ce montant.

Ce sont des ordres de grandeur. Seule l'analyse de votre facture réelle permet de chiffrer votre situation.

Trois réflexes avant d'installer un nouvel équipement

Premier réflexe : demander au fournisseur du matériel la puissance électrique réellement appelée, et pas seulement la puissance nominale du moteur.

Deuxième réflexe : vérifier que votre puissance souscrite absorbe ce nouvel appel sans provoquer de dépassement. Nous avons détaillé ce calcul dans notre article sur la puissance souscrite d'un centre équestre.

Troisième réflexe : organiser les plannings pour éviter que tous les équipements gourmands ne tournent à la même heure. Le raisonnement est le même que pour le solarium du cheval, dont le coût réel dépend surtout de la façon dont on l'utilise.

Questions fréquentes

Faut-il augmenter sa puissance souscrite avant d'installer un marcheur ?

Pas systématiquement. Un marcheur seul reste modeste. C'est le cumul avec les autres équipements fonctionnant au même moment qui détermine la réponse.

Un tapis aquatique justifie-t-il de revoir son contrat d'électricité ?

Il justifie au minimum de le faire réexaminer. Un équipement qui consomme en continu modifie le profil horaire du site, et donc la pertinence de l'option tarifaire souscrite.

Ces équipements ouvrent-ils droit à des aides ?

Les dispositifs d'aide portent sur l'efficacité énergétique du bâtiment plutôt que sur l'équipement sportif lui-même. Chaque situation mérite d'être vérifiée au cas par cas.

Le service d'Equiwatt est-il payant ?

Non. Equiwatt est rémunérée par le fournisseur retenu, uniquement en cas de signature. Rien n'est facturé à la structure accompagnée.

Ce qu'Equiwatt regarde dans la facture d'une écurie équipée

Nous analysons la puissance souscrite au regard de vos équipements réellement simultanés, la répartition horaire de votre consommation, la pertinence de votre option tarifaire et le positionnement de votre prix de fourniture. L'appel d'offres est ensuite lancé auprès de nos fournisseurs partenaires pour identifier l'offre la mieux adaptée à un site fortement équipé.

Votre écurie s'est équipée ces dernières années et vous n'avez jamais fait réexaminer votre contrat d'électricité ? Demandez votre audit gratuit : transmettez votre dernière facture et recevez une analyse sous quelques jours, sans engagement.

Précédent
Précédent

Monophasé ou triphasé : comment choisir le raccordement électrique de votre écurie

Suivant
Suivant

Accise, CTA, TVA : la vraie part des taxes sur la facture d’électricité de votre écurie