Autoconsommation collective : une solution d’avenir pour les centres équestres ?

Produire de l’électricité et la partager entre plusieurs bâtiments ou plusieurs structures voisines : c’est le principe de l’autoconsommation collective, un mécanisme encore peu connu dans le monde équestre, mais qui pourrait prendre du sens pour certaines configurations. Voici comment il fonctionne, et pour qui il peut avoir un intérêt.

L’autoconsommation collective, une extension de l’autoconsommation individuelle

L’autoconsommation individuelle consiste à consommer sur place l’électricité produite par sa propre installation photovoltaïque, par exemple sur la toiture d’une écurie. L’autoconsommation collective va plus loin : elle permet de partager cette production entre plusieurs participants, reliés au même poste de distribution électrique et regroupés au sein d’une même personne morale organisatrice, une structure administrative qui répartit la production entre les participants selon des clés convenues à l’avance.

Concrètement, un centre équestre qui produit plus d’électricité qu’il n’en consomme à certains moments de la journée peut, dans ce cadre, partager ce surplus avec une structure voisine, plutôt que de le revendre au réseau à un tarif souvent moins avantageux.

Dans quelles configurations ce mécanisme prend-il du sens

L’autoconsommation collective suppose une proximité géographique entre les participants, puisque le partage d’électricité se fait au sein d’un même périmètre de raccordement basse tension, généralement limité à quelques kilomètres. Elle prend donc surtout du sens pour des structures équestres disposant de plusieurs bâtiments proches, ou pour des centres équestres situés à proximité d’autres exploitations agricoles ou de structures professionnelles avec lesquelles un partage de production pourrait être envisagé.

Un centre équestre isolé, sans voisinage professionnel proche, ne trouvera pas nécessairement d’intérêt immédiat à ce mécanisme, et pourra continuer à s’orienter vers l’autoconsommation individuelle ou la revente classique du surplus au réseau.

Ce que cela suppose en termes d’organisation

Mettre en place une opération d’autoconsommation collective suppose de créer ou de rejoindre une personne morale organisatrice, de définir les clés de répartition de la production entre les participants, et de déclarer l’opération auprès du gestionnaire de réseau. Cette organisation demande un investissement de temps non négligeable, à mettre en balance avec le gain réellement attendu, qui dépend fortement du profil de consommation de chaque participant.

Ce n’est donc pas un mécanisme à envisager à la légère ou sans étude préalable : il s’adresse avant tout à des structures ayant déjà un projet photovoltaïque solide, avec un potentiel de production excédentaire régulier.

Un mécanisme encore marginal, mais qui gagne en visibilité

L’autoconsommation collective reste aujourd’hui un mécanisme minoritaire par rapport à l’autoconsommation individuelle, mais son usage progresse en France, notamment dans les zones rurales où plusieurs exploitations agricoles ou structures professionnelles sont proches les unes des autres. Le monde équestre n’a pour l’instant que très peu exploré cette piste, ce qui laisse une marge de réflexion pour les centres équestres qui disposent déjà d’une installation photovoltaïque ou qui envisagent d’en installer une.

Un exemple concret

Un centre équestre disposant d’un manège équipé de panneaux solaires et d’un excédent de production régulier en milieu de journée pourrait, s’il se situe à proximité d’une autre structure professionnelle avec un profil de consommation complémentaire, envisager une opération d’autoconsommation collective plutôt qu’une revente classique du surplus au réseau. La pertinence de cette option dépendrait toutefois d’une étude précise des profils de consommation respectifs des deux structures.

Questions fréquentes

L’autoconsommation collective est-elle réservée aux exploitations agricoles ?

Non, elle est ouverte à tout type de participant raccordé au même périmètre basse tension, qu’il s’agisse d’une structure agricole, commerciale ou même d’un particulier, sous réserve de faire partie de la même personne morale organisatrice.

Faut-il déjà avoir des panneaux solaires pour envisager l’autoconsommation collective ?

Oui, ce mécanisme suppose une production d’électricité existante ou en projet, dont le surplus serait partagé entre plusieurs participants plutôt que revendu au réseau.

Quelle est la différence avec l’autoconsommation individuelle ?

L’autoconsommation individuelle limite la consommation de la production à un seul site, tandis que l’autoconsommation collective permet de la partager entre plusieurs participants proches géographiquement.

Ce mécanisme est-il rentable pour un petit centre équestre ?

Cela dépend entièrement du profil de production et de consommation des participants concernés, ainsi que de la proximité géographique disponible. Une étude au cas par cas reste nécessaire avant de s’engager.

Ce sujet est-il en lien avec le courtage en énergie proposé par Equiwatt ?

Pas directement : il s’agit d’un mécanisme de production et de partage d’électricité, distinct de la comparaison de contrats de fourniture, qui reste notre cœur de métier.

Ce qu’il faut retenir sur ce sujet

L’autoconsommation collective reste un mécanisme prospectif pour le monde équestre, pertinent surtout pour les structures qui disposent déjà d’un projet photovoltaïque et d’un voisinage professionnel proche. Quel que soit l’état d’avancement de ce type de projet, votre contrat de fourniture d’électricité pour la part non couverte par l’autoconsommation reste, lui, un levier à part entière.

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